France

Baie de Somme en septembre : 5 atouts du hors saison (et l’erreur de marée à éviter)

La baie de Somme en septembre réunit ce que l’été sépare : les marées d’équinoxe, avec des coefficients au-dessus de 100, une mer encore à 18 °C, les phoques du Hourdel et le début de la migration, sans la foule d’août. Tout se règle sur une heure, celle de la pleine mer : elle ouvre chaque sortie et piège ceux qui l’oublient.

Les 5 atouts de la baie de Somme en septembre, chiffres à l’appui

1. Les grandes marées d’équinoxe : des coefficients au-dessus de 100

Le coefficient va de 20 à 120 ; au-delà de 70, ce sont des vives-eaux. En septembre 2026, il a atteint 101 le 11, 102 le 12 et 100 le 13, puis une deuxième période forte a culminé fin septembre avec une pleine mer à 10,31 m le 29. Ces pics suivent d’un à deux jours la nouvelle et la pleine lune : les dates changent chaque année.

Ces jours-là, la mer recouvre les mollières, les prés salés des moutons de pré-salé. Le flot se regarde au sec, des quais de Saint-Valery-sur-Somme ou de la digue du Crotoy.

Les 5 atouts de la baie de Somme en septembre, chiffres à l'appui

2. Les phoques du Hourdel : 300 m de distance, une fenêtre de 5 h 30

La colonie compte autour de 400 veaux marins (Phoca vitulina) et une centaine de phoques gris. Ils se reposent sur les bancs de sable découverts à marée basse : le bon créneau va de 3 h avant à 2 h 30 après la basse mer, depuis la plage du Hourdel, à Cayeux-sur-Mer. La distance de 300 m, recommandée par Picardie Nature depuis plus de vingt ans et reprise par la DREAL Hauts-de-France, se respecte avec des jumelles 8×42.

A lire aussi  Organiser son surf trip Hossegor : guide complet pour réussir

Notre conseil : la surveillance des bénévoles de Picardie Nature s’arrête mi-août. En septembre, personne ne tient le cordon ; un phoque qui lève la tête vers vous signale que vous êtes déjà trop près.

3. La migration au parc du Marquenterre : venir à marée haute

Les 200 ha du parc, à Saint-Quentin-en-Tourmont, accueillent près de 300 espèces. En septembre, courlis, huîtriers-pies et bécasseaux descendent du Nord. À marée haute, l’estran est noyé et les limicoles se replient par milliers sur les îlots du parc. Arrivez une heure avant la pleine mer d’un coefficient supérieur à 90. Entrée : 12 € adulte, 8,60 € de 6 à 17 ans, 35,10 € le forfait famille, gratuit sous 6 ans.

4. Les traversées guidées : toujours au programme

La traversée Le Crotoy – Saint-Valery couvre 6 à 7 km en 3 heures, dont 2 h 45 de marche. Comptez à partir de 17 € par personne, minimum 4 participants, rendez-vous fixé selon la marée. Le retour se fait en petit train à vapeur du CFBS (18 € adulte, 13 € enfant), qui circule encore en septembre.

Chaque sortie a son créneau de marée. La page que faire au Crotoy en hors saison classe huit sorties, du char à voile à la pêche aux coques, selon l’heure de la marée.

5. Moins de monde, des prix plus bas, une mer à 18 °C

La mer affiche 17,8 °C au Crotoy en septembre (16,7 à 18,9 °C), l’air 16 °C en moyenne et 20 °C l’après-midi. Les prix baissent avec la fréquentation : emplacement de camping dès 15 € la nuit, chambres d’hôtes dès 48 € petit-déjeuner compris, hôtels entre 60 et 100 €. Logez à Favières plutôt qu’à Saint-Valery : 30 à 40 % d’économie. Exception : le week-end des Journées européennes du patrimoine, le troisième de septembre, se réserve trois semaines avant.

A lire aussi  Quels sont les critères pour savoir si un camping de Saint Palais est authentique ?

Une journée en baie de Somme en septembre, réglée sur la marée

Exemple pour une pleine mer à 13 h : décalez selon le jour choisi.

Moment par rapport à la pleine mer Heure (pleine mer à 13 h) Sortie PM − 6 h (basse mer) 7 h Phoques au Hourdel, jusqu’à 9 h 30 PM − 3 h 30 9 h 30 Fin de toute marche sur l’estran PM − 1 h 12 h Marquenterre, oiseaux sur les îlots PM 13 h Flot sur les mollières, quais de Saint-Valery PM + 1 h 30 14 h 30 Retour possible sur le sable, au descendant PM + 6 h (basse mer) 19 h Pêche à pied, coucher de soleil au Hourdel

L’erreur de marée à éviter : rester seul sur l’estran quand le flot arrive

L’accident type : un marcheur parti seul à marée basse, qui surveille l’heure de basse mer au lieu de celle de pleine mer. L’eau remonte d’abord par les chenaux, jusqu’à 2 m/s, et coupe le retour pendant que la plage paraît sèche. Sables mouvants et brouillard matinal de septembre font le reste.

La règle des douzièmes chiffre le piège : la mer monte de 1/12 du marnage la première heure, 2/12 la deuxième, puis 3/12 la troisième et 3/12 la quatrième. À coefficient 100, avec 9 à 10 m de marnage, près de 5 m d’eau arrivent en deux heures.

  • Relevez l’heure de pleine mer et le coefficient du Crotoy sur le site des prédictions de marée du SHOM, la veille et le matin.
  • Quittez le sable 3 h 30 avant la pleine mer.
  • N’y retournez pas avant 1 h 30 après la pleine mer.
  • Traversez la baie uniquement avec un guide diplômé, quel que soit le coefficient.
  • En difficulté : 196 (CROSS, urgences en mer) ou 112.
A lire aussi  Pourquoi choisir de passer ses vacances proches de la plage en camping de l’île de Ré ?

Limite de la règle : un chenal à sec se remplit avant tout le reste. Même dans le bon créneau, ne le franchissez pas à l’aller s’il faut le retraverser au retour.